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Orthod Fr
Volume 77, Number 3, Septembre 2006
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| Page(s) | 347 - 358 | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/orthodfr/200677347 | |
| Published online | 4 octobre 2011 | |
La méthode structurale de Arne Björk et Vibeke Skieller
Résumé
Traditionnellement, les orthodontistes évaluent les modifications apportées par la croissance générale de la face en superposant "au mieux" (best fit) les téléradiographies de début et de fin de traitement sur des points anatomiques aisément repérables de la base du crâne.
Nombre d'auteurs ont montré que cette méthode d'évaluation du développement du squelette facial est imprécise et donc génératrice de considérables erreurs d'appréciation.
Le procédé de superposition des téléradiographies de profil sur des structures stables de la base antérieure du crâne repose essentiellement sur l'observation faite par De Coster en 1952 sur "l'immuabilité de la ligne basi-crânienne", confirmée histologiquement par Melsen en 1971.
En 1972, les études longitudinales menées par Björk et Skieller à l'aide d'implants métalliques sur plus de 200 cas ont en plus mis en évidence la stabilité de certaines structures anatomiques au sein du maxillaire et de la mandibule.
La "méthode structurale" de superpositions générale et locales, ainsi développée à partir de ces découvertes, a apporté une vision nouvelle des différents schémas de croissance faciale et permis une plus grande compréhension de l'efficacité des techniques orthodontiques.
Abstract
Traditionally, the orthodontists evaluate the modifications made by the general growth of the face by superimposing "as well as possible" (best fit) the serial head-films of beginning and end of treatment on easily locatable anatomical points of the cranial base. Many authors showed that this evaluation method of the development of the facial skeleton is vague and thus generator of considerable errors of appreciation.
The process of superimposition of profile head-films on stable structures of the former base of cranium rests primarily on the observation made by De Coster in 1952 on "the immutability of the basi-cranial line", confirmed histologically by Melsen in 1971.
In 1972, the longitudinal studies undertaken by Björk and Skieller using metal implants on more than 200 cases highlighted the stability of certain anatomical structures within the maxilla and the mandible.
The "Structural Method" of general and local superimpositions, thus developed starting from these discoveries, brought a new vision of the different facial growth patterns and allowed a greater comprehension of the effectiveness of the orthodontic techniques.
Mots clés : Céphalométrie / Superposition / Croissance / Implants / Méthode structurale
Key words: Cephalometrics / Superimposition / Growth / Implants / Structural method
© L'Orthodontie Française, Paris, 2006
