| Issue |
Orthod Fr
Volume 86, Number 2, Juin 2015
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| Page(s) | 169 - 179 | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/orthodfr/2015014 | |
| Published online | 26 juin 2015 | |
Article traduit
La canine maxillaire incluse augmente le risque de résorption radiculaire des dents adjacentes : un problème de proximité anatomique∗
Maxillary canine impaction increases root resorption risk of adjacent teeth: A problem of physical proximity
1 School of Computer Science and
Engineering, Southeast University, Nanjing, China and Department of Orthodontics,
Institute of Stomatology, Nanjing Medical University, Nanjing,
China
2 Division of Orthodontics, College of Dentistry, Ohio State
University, Columbus, USA
3 Department of Orthodontics, Institute
of Stomatology, Nanjing Medical University, Nanjing,
China
∗∗ Auteur pour correspondance :
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Reçu :
15
Septembre
2014
Accepté :
2
Février
2015
Résumé
Introduction : Notre objectif est d’étudier la fréquence, la localisation et l’étendue des résorptions, ainsi que les facteurs de risque de ces résorptions radiculaires associées aux canines incluses (RRACI) dans une population de patients chinois qui, contrairement aux caucasiens, présentent de façon prédominante des canines incluses en ectopie vestibulaire. Méthodes : Des cone beam (CBCT) de 170 sujets chinois (âge 12–30 ans; moyenne 14,5 ans) présentant des canines incluses (101 en position vestibulaire et 69 en position palatine) ont été comparés à ceux de 170 patients d’âge et de sexe équivalents sans canine incluse. Tous les cone beam furent analysés grâce à un logiciel par un seul évaluateur. La fréquence, la localisation et l’étendue des RRACI ont été évaluées sur les incisives centrales et latérales maxillaires, ainsi que sur la 1re prémolaire maxillaire. Afin d’identifier les facteurs de risques des RRACI, les sujets présentant des canines incluses ont été séparés en deux groupes (avec et sans résorption radiculaire). Pour chaque dent, dix variables ont été mesurées et comparées pour chaque groupe puis soumise à un test statistique de régression logique binaire. Résultats : En comparant avec le groupe contrôle et le côté indemne d’inclusion canine, les résorptions radiculaires étaient significativement plus présentes chez les sujets comportant les canines incluses et du côté de l’impaction (P < 0,001), avec un taux de prévalence respectif de 27 %, 18 % et 10 % sur l’incisive latérale maxillaire, l’incisive centrale et la 1re prémolaire. Affectant essentiellement le tiers apical, les RRACI, lorsqu’elles sont présentes, peuvent aussi atteindre la pulpe dentaire dans 36 % des incisives latérales maxillaires, 57 % des incisives centrales maxillaires et 0 % des premières prémolaires. Les différentes variables associées à la proximité radiculaire des dents adjacentes (présentant ou non des résorptions) à la canine incluse montrent des résultats différents selon les sites d’inclusion (quadrants), tandis que le stade de développement de la canine représente un facteur de risque significatif de résorption pour l’incisive centrale maxillaire et l’incisive latérale. Aucune différence significative de RRACI n’a été mise en évidence entre les sujets présentant des canines incluses en ectopie vestibulaires ou palatines. Le facteur de proximité entre la couronne de la canine et la racine dentaire, quelle qu’elle soit, représente le facteur de risque prédominant des RRACI. Une relation de proximité < 1 mm aboutissait à un taux de résorption radiculaire plus significatif comparée à une relation de proximité ≥ 1 mm. Les Odd ratios étaient de 9,9; 3,7 et 5,9 pour l’incisive latérale maxillaire, l’incisive centrale et la première prémolaire respectivement. Conclusions : Les canines maxillaires incluses augmentent le risque de résorption radiculaire des dents adjacentes (incisives et premières prémolaires). La proximité (<1 mm) entre la canine incluse et une racine adjacente est le facteur de risque de résorption radiculaire le plus significatif, que ce soit dans la population chinoise ou caucasienne.
Abstract
Introduction: Our objectives were to investigate the prevalence, resorption location and extent, and potential risk factors for impacted canine-associated root resorption (ICARR) in Chinese patients, who, unlike white patients, have predominantly buccal maxillary canine impactions. Methods: Pretreatment cone-beam computed tomography scans of 170 Chinese subjects (ages, 12–30 years; mean, 14.5 years) with impacted maxillary canines (101 buccal and 69 palatal impactions) and 170 age- and sex-matched subjects without impactions were used. All cone-beam computed tomography records were evaluated in software programs by 1 rater. The prevalence, location, and extent of ICARR at the maxillary lateral incisor, central incisor, and first premolar were analyzed. To identify risk factors for ICARR, the subjects with impacted canine were divided into 2 groups (with and without root resorption). Measurements of 10 variables were individually compared between the groups and then tested together by using binary logistic regressions for each tooth. Results: Compared with the control subjects and the side of nonimpaction, root resorption was significantly more prevalent in the canine-impaction subjects and the side of impaction (P\0.01), with overall prevalence rates of 27%, 18% and 10% at the maxillary lateral incisor, the central incisor, and the first premolar, respectively. Predominantly affecting the apical third of all teeth, ICARR, if present, reached the pulp of the maxillary lateral incisor, the central incisor, and the first premolar at rates of 36%, 57%, and 0%, respectively. Individually, variables reflecting the proximity to the impacted maxillary canine had different measurements (P\0.05) between the impaction sites (maxillary quadrants) with and without root resorption for each tooth, whereas the canine development stage factor was only significant for the maxillary central and lateral incisors. No significant difference of ICARR prevalence was found between subjects with buccal and palatal impactions. Combined, the contact relationship was the dominant predictor for ICARR at all teeth, with “in contact” (\1 mm separation) having the largest and most significant increase of root resorption likelihood compared with “out of contact” ($1 mm separation); odds ratios were 9.9, 3.7 and 5.9 for the maxillary lateral incisor, the central incisor, and the first premolar, respectively. Conclusions: Maxillary canine impaction increases the risk of root resorption at adjacent teeth (incisors and first premolars). Physical proximity (\1 mm) between the impacted canine and an adjacent root is the most important predictor for root resorption, and this characteristic is largely similar in Chinese patients to that in white people.
Mots clés : Canine maxillaire incluse / Résorption radiculaire / Patients chinois
Key words: Maxillary canine impaction / Root resorption / Chinese patients
Traduit de l’article « Maxillary canine impaction increases root resorption risk of adjacent teeth: A problem of physical proximity » paru dans l’American Journal of Orthodontics and Dentofacial Orthopedics (Am J Orthod Dentofacial Orthop 2012;142:750–757). Avec l’aimable autorisation de la revue et des auteurs, tous nos remerciements.
Traduit par Gabriel BENDAHAN
© EDP Sciences, SFODF, 2015
