| Issue |
Orthod Fr
Volume 89, Number 3, Septembre 2018
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| Page(s) | 259 - 277 | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/orthodfr/2018026 | |
| Published online | 26 septembre 2018 | |
Article original
Distraction osseuse symphysaire (volet 1) : rapport bénéfice / risque. Une revue systématique
Symphyseal bone distraction (part 1): benefit / risk ratio. A systematic literature review
Faculté d’Odontologie, rue Guillaume Paradin, 69372 Lyon cedex 08, France
* Auteur pour correspondance : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Reçu :
13
Mars
2018
Accepté :
5
Avril
2018
Résumé
Introduction : L’objectif de cette revue de la littérature est d’évaluer le rapport bénéfice/risque de la distraction osseuse symphysaire. Materiels et methodes : Les essais cliniques randomisés, les séries de cas s’intéressant à la distraction osseuse symphysaire, dont l’échantillon de patients est supérieur ou égal à dix, ont été recherchés sur Pubmed/Medline et Cochrane sur les vingt dernières années. Resultats : Sur les 92 articles trouvés, 25 articles répondaient aux critères d’inclusion. Un essai contrôlé a été retenu, mais aucun essai contrôlé randomisé. Les autres études sont toutes des séries de cas, seize de nature rétrospective, huit de nature prospective. Les distracteurs à ancrage osseux ou hybrids entraîneraient davantage de complications d’ordre parodontal et infectieux, ceci s’expliquant par la position vestibulaire du vérin. Les complications présentent, pour la plupart, un caractère bénin, la plus difficile à gérer restant la fracture du dispositive de distraction. La distraction osseuse symphysaire accroît la dimension transversal de façon efficace, fiable et durable et, paraît-il, sans effets délétères démontrés sur les ATM, et ce pour les trois types de distracteurs. Discussion : Le dispositif à appui dento-porté est à préconiser dans la majorité des cas, compte tenu de son ratio bénéfice/risque. De plus, il ne nécessite pas de seconde intervention chirurgicale pour son retrait. Conclusion : La distraction osseuse symphysaire serait une thérapeutique fiable, dont les limites exactes et la reproductibilité restent encore à définir à la lumière de futures études prospectives.
Abstract
Introduction: The purpose of this systematic literature review is to evaluate the benefit / risk ratio of mandibular symphyseal distraction osteogenesis. Materials and methods: Searches were made on Pubmed/Medline and Cochrane for randomized clinical trials and case series involving mandibular symphyseal distraction over the past 20 years with a patient sample greater than or equal to 10. Results: Of the 92 articles, 25 met the inclusion criteria. A controlled trial was selected, but no randomized trial. The other studies were all case series, 16 retrospective and 8 prospective. Distractors with bone or hybrid anchorage appear to lead to more periodontal and infectious complications due to the buccal position of the jack. Most complications are benign. However, the most difficult event to deal with is distraction device fracture. Symphyseal midline distraction increases the transverse dimension efficiently, reliably and sustainably, and appears to have no demonstrated deleterious effects on the ATMs for the three types of distractors. Discussion: Tooth-borne devices are recommended in most cases given their benefit / risk ratio. Furthermore, they do not require a second surgical procedure to remove them. Conclusion: Mandibular symphyseal distraction osteogenesis is a reliable therapy whose exact limits and reproducibility remain to be defined by future prospective studies.
Mots clés : Distraction osseuse symphysaire / Expansion mandibulaire / Allongement osseux / Orthodontie / Risque / Iatrogène
Key words: Symphyseal bone distraction / Mandibular expansion / Bone lengthening / Orthodontics / Risk / Iatrogen
© EDP Sciences, SFODF, 2018
